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  • Pélérinage fluvial

    arton840-01056.jpgJ'ai découvert que l'Archevêché de Paris organise dans le cadre des célébrations de l'Assomption - le 15 août - un pélérinage fluvial. Au fait cela fait 6 ans que ce pélérinage existe. Je ne découvre son existence que cette année.

    La statue de la Vierge est transportée sur un bâteau mouche, et les fidèles sont invités à la suivre dans d'autres vedettes (il y en a 4 en tout) autour de l'Ile de la Cité. Bon, j'ai trouvé que c'était plutôt sympa comme idée. Je suis donc allée à Notre Dame où j'ai fait la queue un petit quart d'heure pour entrer et là j'ai demandé au bureau d'information de la cathédrale s'il restait des places sur les bâteaux mouches pour cette veillée. Evidemment, il était aux alentours de 15h30, il n'y en avait plus, le départ étant à 20h30. Tant pis.

    J'ai fait autre chose de ma soirée et sur le chemin du retour, j'ai pensé à chercher la fameuse caravane mariale sur la Seine. Je m'arrête au Pont de Sully et effectivement je vois un bâteau mouche qui pour une fois n'est pas chargé de touristes mais de gens tenant un petit cierge à la main, la flamme du cierge étant protégée par une lanterne en carton. C'est très joli.  Des hauts parleurs sort non pas le commentaire habituel en anglais et en français sur la ville mais le rosaire, et en différentes langues. C'est assez surprenant.  Je vois arriver une deuxième et ensuite une troisième vedette de Paris qui s'apprête à tourner pour prendre la Seine en direction de Notre Dame. Et là, depuis l'IMA, déboulent les rollers, avec leur sifflets. J'attend au moins un quart d'heure avant de pouvoir traverser le pont à la pointe de l'Ile et essayer de suivre les pélérins, car j'ai absolument envie de voir le bâteau mouche principal, celui qui transporte la statue de la Vierge de Notre Dame.

    Les bâteaux de pélérins récitant l'Ave Maria passent devant Paris plage. Les bruits des spectacles sur les berges se mêlent aux cantiques. Au niveau de l'Hôtel de Ville la sono du concert de la Rue Kétanou est beaucoup plus puissante que celle de l'archevêché. On n'entend plus rien pendant 10 minutes. Je devance la caravane et finalement, au niveau du Pont Neuf, je ratrappe le navire amiral : la voilà ! C'est assez émouvant voir cette belle statue en argent du XVIIIe siècle postée à la proue d'un bâteau mouche, avec ses  bouquets de fleurs blanches pour la décorer, passer comme ça, au milieu des bruits de la ville. Finalement, quoi de plus parisien que de faire une procession avec les bâteaux mouches sur la Seine. Dans les ports il existe des pélérinages de la sorte. C'est plus pittoresque. Les bâteaux de pêcheurs partent et accompagnent la statue de la Vierge locale dans un tour des côtes. Ensuite les fidèles qui suivent la Vierge en bâteau jettent des fleurs dans la mer. C'est très joli, très touchant. A Paris, c'est surprenant car nous n'avons plus l'habitude des traditions populaires.

    Quelques touristes saluent les passagers qui à leur tour leur rendent leur salut. Je suis la caravane et je me retrouve à nouveau à l'Institut du Monde arabe. J'entends l'ave maria dit en espagnol. Un bâteau des pompiers de Paris précède les pélérins et fait gicler sa lance à incendie comme un grand arc d'eau dans le ciel. C'est très beau. Ca y est, ils s'arrêtent. La Vierge est débarquée. La procession se met en branle dans la plus grande décontraction, sur les quais, là où se retrouvent d'habitude les danseurs de tango. Des dizaines et des dizaines de gens sont assis sur les pelouses, ils ont fini de picniquer et prennent le frais. C'est un joyeux mélange de peuple, comme on en voit une veille de vacance, et qu'il fait chaud. Il y a quelques CRS pour assurer que tout se passe bien.

    La Vierge est portée par 6 hommes en aube. Quatre chevaliers du Saint Sépulcre, reconaissables à la croix de Jérusalem rouge qui orne leur cape bleue, escortent la Vierge. Des jeunes prêtres ou des servants de messe avec des encensoirs essayent de garder le pas mais on n'est pas au 14 juillet, certains sont un peu plus loins que les autres ce n'est pas grave. L'archevêque avec sa mitre donne des bénédictions à droite et à gauche. Il y a une dizaine de prêtres avec lui. Tout le monde discute tranquillement ou chante, c'est selon. Derrière suivent des jeunes tenant des bannières aux enseignes des autres églises de Paris, Notre Dame des Victoires, Notre Dame de la Sagesse etc. Ils et elles sont habillés normalement et se marrent plutôt. J'ai l'impression que cette procession démarre dans la plus grande pagaille et simplicité. C'est assez réjouissant à voir.

    Il y a pleins de dames noires habillées en boubous à l'effigie de la Vierge (Marie priez pour nous), exprès pour l'Assomption et qui chantent, avec les autres fidèles qui suivent, de tous âges et conditions. Parents avec enfants, couples âgés. Jeunes filles. Jeunes cadres dynamiques en costard... Bref. Il y a vraiment de tout. Et moi, je pousse mon vélo dans cette foule et c'est là qu'un gars poussant son vélo aussi m'aborde. Je lui répond toute béate car vraiment je suis prise par le mouvement de ferveur. Il me pose des questions sur mon vélo, ensuite sur la signification du 15 août, si j'habite Paris... Bon. Je ne pensais vraiment pas que le pélérinage fluvial pouvait être un plan drague ! Je reste le nez fixé sur mon guidon et je le sème dans la foule car je n'ai pas envie de lui parler.

    Je remonte les berges de la Seine. La Vierge de Notre Dame ira à la cathédrale sans moi. Je rentre me coucher.

  • Vraies tomates italiennes

    J'ai acheté ces boîtes de tomates pelées d'une marque inconnue car il y avait une offre spéciale au supermarché à côté de chez moi. Je n'ai pas vraiment fait attention à l'étiquette, j'ai juste vérifié qu'elles venaient vraiment d'Italie.

    Aujourd'hui j'ai fait des courgettes farcies et au fond de mon plat, avant de le glisser dans le four, j'ai versé une sauce tomate que j'ai faite avec cette boîte. Et là j'ai lu l'étiquette... (Cliquez sur la photo pour la voir en grand.)

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    Comme elle le laisse supposer, s'il y a les "vraies" tomates italiennes, c'est que forcément il y en a des fausses ! A Naples ça a été le cas. Il y a eu en février dernier un scandale de la fausse tomate pelée napolitaine qui au fait était juste teintée et mise dans une boîte dont l'emballage disait "Pomodori San Marzano" le tout fabriqué par des Chinois en direction du marché américain (je vous renvois à l'article dans le lien ci contre). Je comprends ce qui a poussé l'équipe marketing (à moins que ce ne soit que le propriétaire de la marque ou de l'usine et qu'il se soit passé d'une agence) à écrire "vraies tomates italiennes". Je pense qu'il ou elle ne fait pas la différence entre "vrai" et "véritable". En tous les cas, moi ça m'a fait bien rire..

    Donc ce soir je mange des courgettes longues, évidées, farcies avec de la ricotta mélangée à des fines herbes hachées (menthe, basilic, petit oignon frais blanc), assaissonée de parmesan, poivre, sel et avec quelques pignons de pin. Je prépare une simple sauce à la tomate avec donc une boîte de tomates concassées. Je fais d'abord revenir des oignons avec des graines de fenouil dans de l'huile de l'olive. Quand ils ont blondi je verse mes tomates de dessus. Un peu de sucre (pour éviter l'acidité), sel, poivre. Je fais cuire environ un quart d'heure, à feu doux. Et je rajoute du basilic (encore) au dernier moment. Tout ça au four avec les courgettes farcies, à 200°. Bon c'est sûr, ce soir il fait chaud. Le four dégage de la chaleur, mais je m'en fous. Pendant que ça cuit, je peux faire autre chose.

     

    http://www.rainews24.it/ran24/rainews24_2007/magazine/agridossier/18022009.asp