17/10/2014

Carla Bruni et les restaux d'auroute

J'ai regardé l'émission d'Alessandra Sublet sur la Tour Eiffel dont l'invitée était Carla Bruni. 

C'est de la télé Champs Elysées, avec un peu moins de chansons que Champs Elysées, mais comme dans Champs-Elysées, l'invité est chouchouté à mort et pas du tout mis en danger. Sincèrement, je m'attendais au pire. Et bien, j'ai découvert une femme avec une sacré personnalité et d'une rare intelligence. Très fine mouche et capable de sincérité vraie. On lui a posé les questions les plus évidentes, parfois mêmes crétines. Elle s'en est sortie très bien. Et notamment quand on lui demande en tant qu'ex première dame quelle cuisine est la meilleure. Elle répond, celle de l'Elysée bien sûr car la gastronomie française est exceptionnelle. Mais, rajoute-t-elle, et là on se rend compte qu'elle est très intelligente, celle que je préfère c'est celle italienne, en Italie on mange bien partout, même dans les restaurants d'autoroute ! Car le moindre sandwich, il donne l'impression d'avoir été fait par votre Maman !! Eclat de rire général. Et comme elle a raison !

Justement, j'adore aller à la gare de l'Est, parce que le buffet est tenu par la chaîne italienne Autogrill, celle qui gère les restaux d'autoroute, et qui fait aussi les sandwichs de la gare Termini de Rome. En plus les serveuses sont toutes super sympas et gentilles. Je suis sûre que Carla serait d'accord avec moi.

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16/10/2014

La Fondation Singer Polignac

Ma mère m'appelle pour me faire part d'une invitation à un concert d'un jeune ensemble baroque "L'Escadron volant de la Reine" dont elle connaît deux des solistes pour leur avoir enseigné l'Italien au conservatoire. Ce concert avait lieu à la Fondation Singer Polignac, dans l'hôtel particulier construit par Winnaretta Singer au début du siècle, situé avenue Georges Mandel pas loin du Trocadero.

C'était le jeudi 9 octobre.

Je ne connaissais pas la princesse Polignac. Cette mécène éclairée a dominé la scène artistique française. Héritière Singer (oui, les fameuses machines à coudre), elle est éduquée par sa mère française qui la destine à devenir peintre. Elle a du talent, mais c'est la musique qu'elle préfère. Bref. Plusieurs livres pourraient raconter sa vie et surtout l'influence qu'elle a eu sur la culture en France entre 1888 date à laquelle elle commence à recevoir Vincent d'Indy, Emmanuel Chabrier, Ernest Chausson et Gabriel Fauré dans son premier hôtel Avenue Henri Martin, jusqu'à sa mort en 1943 en Angleterre. Son mécénat continue aujourd'hui dans son hôtel particulier qui abrite sa fondation. De nombreux jeunes artistes y sont en résidence, perpétuant aujourd'hui l'esprit de soutien à la création de la princesse.

Le concert auquel j'ai assisté se déroulait dans le salon de musique conçu par la princesse pour ce genre de manifestation. C'est inoui de se dire qu'en 1900, un particulier pouvait réunir un aussi grand nombre de personnes pour la création d'une oeuvre musicale. Une partie des invités était assis sur des chaises style Louis XVI les autres sur des chaises pliantes mais version chic, velours et tubes en bronze doré. Les dames élégantes qui avaient distribué les billets ont eu un peu de mal à faire asseoir tout le monde, il devait y avoir au moins 120 personnes.

Au programme : des oeuvres instrumentales italiennes et la cantate de Bach sur le thème du Stabat Mater de Pergolese. Un moment de très grande qualité.

A l'issue de l'audition, le public est invité dans la grande salle à manger attenante à un rafraichissement ... Oui, un rafraichissement servi par un majordome en veste et gants blanc. Bourgognes blanc et rouge. Canapés salés et sucrés. Vieilles dames copie conforme de Liliane Betancourt mais en forme, parfaitement coiffées, en tailleur crème et blouse en soie. Sacs Chanels. Colliers de perle et légions d'honneur. Vieux monsieurs impeccables portant ces dames par le bras vers le buffet. Et les jeunes amis des musiciens, venus en nombre les applaudir. Les tailleurs Chanel côtoyaient les mini jupes et jean slim d'adorables jeunes filles et jeunes hommes. 

En regardant les panneaux en boiserie dorée, les miroirs, les tapisseries des Gobelins je me croyais transportée dans une autre époque, celle des coktails des robes du musée Galliera.

Un très beau tableau est accroché dans l'escalier d'honneur, il représente une femme dans l'entrebaillement d'une porte donnant sur un jardin avec une gerbe de fleurs qu'elle vient de cueillir. L'inscription m'informe qu'il s'agit d'un autoportrait dont j'ai en vain cherché une reproduction. Une fois sur le trottoir de l'avenue Georges Mandel je pensais à cette personne hors normes dont l'action perdure encore aujourd'hui. D'une façon discrète certes, mais efficace. J'ai pénétré un bref instant dans ce monde de privélégiés. Ce monde, où l'on se change pour aller à un concert en fin d'après-midi.

Mais la spontanéité et la simplicité des musiciens et chanteuses, rendait la chose actuelle et vivante.

Ci dessous, la princesse Winnaretta de Polignac photographiée par Man Ray (collections du Centre Pompidou.)

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http://www.singer-polignac.org

 

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15/10/2014

Les années '50 au Palais Galliera

Mercredi après-midi, je vais au Palais Galliera faute de mieux, n'étant pas forcément atttirée par la mode des années '50 même si le "New Look" de Dior, ces tailles marquées avec les jupes partant en corolle, est très attirant. Dans mon imaginaire d'enfant, j'ai toujours trouvé Rita Hayworth beaucoup plus fascinante dans ses robes fourreaux, ou Ava Gardner, où même Katherine Hepburn avec ses grands pantalons larges à taille haute, que la ravissante Audrey Hepburn 15 ans plus tard.

L'exposition abonde en ce genre de créations, grands jupons et imprimés improbables, mais également en sobres robes en jersey ou en viscose et rayonne, nous sommes juste après guerre, en période de restriction. Ou parfois flirtent avec les années 60 (sublime robe manteau Courrège, en lainage blanc, d'un modernisme fou) pour ne pas parler du retour de Chanel, en 1957, complètement intemporelle.

Après les tailleurs, les robes de bal... Témoins d'une période de fastes révolue. Certaines sont limite tartignole, avec moults broderies et sequins. Mais les mètres de tissus, soie ou velour drapés évoquent la princesse qui sommeille en chacun de nous. Comme les créations de Jacques Heim, immortalisées par le grand photographe Henry Clarke (qui a photographié tout le monde à cette époque là et - à mes yeux - identifie ce style année '50 autant que les modèles et les robes qu'elles portent) :

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Mais je suis restée enchantée par une robe de cocktail, déjà de nos jours parler de coktail est d'un désuet, noire portée par Marie Hélène Arnaud. La robe était si simple, si élégante, si faite pour une femme petite et mince que je me suis demandée à quoi elle pouvait ressembler. 

La voici. Et l'article web qui l'évoque avec beaucoupo de charme :

http://cinevedette4.unblog.fr/474-marie-helene-arnaud/comment-page-1/#comment-651

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Marie-Hélène Arnaud était une cover girl célèbre. Elle fut l'égérie de Chanel. Et la robe de coktail exposée au Palais Gallliera ressemble beaucoup à celle qu'elle porte dans une des photos sur cette page web.

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Lisez son histoire. Elle est très touchante.

Et pour les années '50, vous avez temps jusqu'au 2 novembre.

http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr/expositions/les-annees-50

 

 

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