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12/07/2016

Les Bonnes recettes de Grand-mère Donald

Dans la maison de Marc à la campagne il y a beaucoup de choses venant de précédentes maisons, notamment des souvenirs d'enfance. Si certains de ces objets sont dans des cartons, voire des malles, d'autres sont parfaitement accessibles comme ce livre « Les Castors Juniors présentent les bonnes recettes de Grand-mère Donald » qu’il avait demandé à sa maman de lui acheter, pour ses dix ans … bien en place dans la bibliothèque.

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Publié par Hachette en 1976, il contient au bas mot au moins 300 recettes de cuisine, agrémentées de petits textes historiques et évidemment illustrées avec les personnages de Disney. Marc étant très soigneux, et s'en étant très peu servi, il est quasiment à l'état neuf.

J’ai commencé à le lire hier soir.

J’ai d’abord constaté que les recettes ne sont pas classées. On trouve pêle-mêle une recette de gâteaux, puis des recettes de sandwichs et de salades de riz, des instructions pour faire une boisson fraîche, et on saute à la recette de la daube de bœuf.

Les instructions sont parfois succinctes, souvent difficiles à réaliser et surtout confuses.

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Mais là où on atteint des sommets c’est quand on lit les ingrédients car il est très souvent demandé de rajouter de l’alcool !

Ça commence tout de suite page 16 avec le Remontant-bouillon « ajoutez deux cuillères à soupe de vin rouge dans une tasse de bouillon chaud ». Ça continue sur la page d’en face, avec la recette de la daube (qui requiert un demi-litre de vin rouge).

Dans quasiment toutes les recettes, il est demandé de rajouter du Cointreau, du marasquin (liqueur de cerise typiquement italienne), du vermouth, du martini, du vin blanc !

Voici une recette très simple « Ananas volant »

1 boîte d’ananas,

1 boîte de sirop d’ananas et un grand verre de vin blanc sec ou de champagne.

Versez dans une carafe le sirop et les tranches d’ananas coupées en petits dés. Ajoutez le vin ou le champagne et mettez au frais.

Je m'imagine très bien demander à ma mère du champagne pour faire une sorte de sangria à l'ananas !

Voici par exemple la recette de la "Charlotte Minnie" (transcrite telle quelle sans modifications de ma part) :

1 pain de Gênes (pour 4 ou 5 personnes) que vous pourrez acheter chez le pâtissier

70 g d’amandes et de noisettes

½ litre de crème fraîche montée et sucrée

2 cuillerées de cacao sucré et en poudre

1 sachet de sucre vanillé

3 cuillerées de rhum et 3 autres de cherry brandy

Coupez le pain de Gênes en tranches que vous disposerez sur le fond et sur les parois d’un moule à charlotte préalablement tapissé d’une feuille de papier d’aluminium. Sur les tranches, versez maintenant peu à peu et séparément, le rhum et le cherry brandy. Battez ensuite la crème à laquelle vous ajouterez doucement le cacao sucré, les amandes et les noisettes. Mélangez bien le tout puis versez dans le moule où se trouvent déjà les tranches de pain de Gênes imbibées de rhum et de cherry brandy. Nivelez la surface pour qu’elle soit bien plane et régulière (c’est possible avec un doigt…) Mettez au frais pendant 3 ou 4 heures. (Je vous fais grâce de la fin)

Plus j’avançais dans le livre, plus je me demandais d’où pouvaient sortir de telles idées !

On y trouve la recette de la pizza, ou du minestrone. Dans beaucoup de recettes on demande de rajouter du basilic ! C’est clair, c’est un livre qui a été traduit et adapté de l’italien. D'ailleurs certaines expressions tout à fait bizarres en français, « Mettez au réfrigérateur une « paire » d’heures et vous pourrez servir ! » me semblent être traduite mot à mot de l'italien. En italien, on dit un paio d’ore, deux bonnes heures. Le traducteur a préféré mettre l'expression entre guillemets comme s'il s'agissait d'un jeu de mots !

Plus loin nous avons une recette de marinade pour des steacks, avec des tomates en dés, de l’huile de l’olive, de l’ail et de l’origan, herbe aromatique très utilisée dans la cuisine italienne.

Plus loin, la traditionnelle recette des « fettine », tranches de viandes fines, roulées dans la farine que l’on fait revenir à la poêle dans du beurre avec normalement du marsala (vin doux sicilien) ici chez Grand-mère Donald du vermouth !

On atteint des sommets avec la recette des beignets de fleurs de courgette ! La pâte à frire est ainsi expliquée : mettez ensemble dans un saladier l’eau, la farine et l’huile, salez et poivrez. Battez à la fourchette ou à la spatule jusqu’à ce que vous obteniez une crème homogène assez épaisse mais point trop….

Pas d’indication de quantité, genre, un verre, 20 cl ou 150 grammes de farine… pour combien de beignets… Il s'agit d'une recette typique du sud de l’Italie, que toutes les grands-mères font, mais elle est difficile, dans sa simplicité, à réaliser. Si la "pastella" est trop liquide c'est raté. Et qui peut bien trouver des fleurs de courgettes en France, à l’exception de quelques départements bien au sud de la Loire ? Par ailleurs c'est très dangereux de faire des beignets, on peut se brûler avec l'huile.

Les recettes sont lourdes et indigestes :

La compote dite cartésienne : 300 grammes de pain rassis, ananas et cerises au sirop, 2 kilos de pommes, 2 cuillerées de sucre, un verre de vin blanc.

On coupe le pain en tranches que l’on fait dorer au four.

On fait une compote avec le sucre et le vin.

Ensuite on prépare une sorte de mille-feuille de pain et de compote.

On verse dessus un bol de crème fraîches tiède.

On garni de cerises et d’ananas et on met au frais avant de servir… Bon appétit !

La recette la plus bizarre, la purée picotin :

De l’avoine et de l’eau dans la proportion de 1 à 20.

Laissez macérer l’avoine dans l’eau pendant 1 heure. Salez et faire cuire pendant 40 minutes. A servir avec un bouillon salé ou bien avec du lait, du sucre et un peu de beurre.

Un collector, donc, inutilisable, mais un document d'une époque où on ne savait pas ce qu'intolérance au gluten ou allergie alimentaire voulaient dire !

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16/07/2015

Comment j'ai vu 1900

Encore un vieux bouquin trouvé sur une table, dans la section Puces du marché d'Aligre, cette fois-ci, très économique, 1 euro.

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J'adore les Mémoires. Par exemple, j'ai beaucoup aimé le livre de Gyp, "Du temps des Cheveux et des Chevaux, souvenirs du second empire" que j'avais exhumé de la cave de ma grand-mère, dans son édition de poche d'époque, Calman Levy à la couverture bien abîmée, et pour cause, il est sorti en 1929 ! 

"Le perroquet vert" de la princesse Bibesco, est de la même veine, mais d'un niveau littéraire bien supérieur. Je l'ai trouvé dans un carton sur un trottoir de la rue des Tournelles, vers la fin des années '90. Une chance. Il s'agissait d'un Cahier vert de Grasset, 1ère édition de 1924 numérotée, 6651 sur 6740. Le papier est de mauvaise qualité, mais ma mère me l'a relié ce qui le protège.

Cette manie des mémoires m'est venue en lisant l'édition au Mercure de France des mémoires de la Marquise de la Tour du Pin - journal d'une femme de 50 ans, 1778-1815. Cette femme extraordinaire a été entre-autres choses, dame de compagnie de Marie-Antoinette. Ses mémoires sont passionnants. Le livre avait été offert à ma grand-mère pour un Noël 1984. Je l'ai gardé depuis, et prêté, et on ne me l'a pas rendu. Elle a correspondu avec Mme de Staël. Pauline de Broglie a publié une partie de la correspondance de Mme de Staël et lui a consacré trois livres...

Bref. Depuis je m'intéresse aux livres biographiques, notamment écrits par des femmes.

Pauline de Broglie, qui devint la Comtesse de Pange en épousant son mari, témoigne dans ce charmant volume de ce qu'était la vie d'une jeune fille comme il faut élevée dans une famille aristocratique. Elle s'ennuie, rêve de s'instruire, d'étudier et c'est ce qu'elle parviendra à faire, même si d'une façon désordonnée et parcellaire (selon elle). Elle adore l'équitation et parle avec passion de ses séances de manège. Son livre se lit d'une traite.

Hélas je n'ai qu'un des trois tomes, celui du milieu, racontant son adolescence ! J'espère trouver les deux autres, celui relatant son enfance et celui qui évoque sa rencontre avec celui qui deviendra son mari.

On la retrouve dans ce précieux document de l'INA :

http://www.ina.fr/video/CPF86628004

 

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01/07/2015

La Poèmeraie

Je sais que je ne dois pas passer par la section "puces" quand je fais mon marché... Ce qui se passe, c'est que je risque de dépenser ce que j'avais prévu pour des fruits et des légumes, du fromage, ou du jambon, en babiole curieuse et irrésistible...

J'ai trouvé ça :

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DSCF6841.JPGDSCF6842.JPGDSCF6843.JPGNeuf petits recueils de poèmes et de rondes pour les enfants des écoles primaires. Il en manque un, hélas ... Chaque texte a un frontispice gravé avec un paysage ou un motif inspiré de la nature. Les poèmes ou les rondes sont d'auteurs parfois connus, pour la plus part inconnus, voire oubliés :

- Edmond Roger né en 1873 d'une famille vendômoise

- André Spire, né à Nancy en 1868

- Stuart Merrill, né en 1863 à Hampstead, mort à Versailles en 1915

Dans ceux que nous connaissons, il y a un texte d'Apollinaire, plusieurs de Paul Fort, Henri Pourrat, Emile Verhaeren, et même du Verlaine (Dame Souris).

Je n'ai pas eu le temps de tout regarder bien attentivement. Au fond du recueil, de courtes notices biographiques me renseignent sur ces auteurs. Ils méritent une étude approfondie, car au hasard, j'en ai trouvé des tout à fait étonnants, comme Daniel Thaly qui est né à Roseau-Dominique, il est spécifié entre parenthèses : Antille anglaise !

Après il est évident que j'aurais du négocier, mais ça je ne sais pas encore faire (que ça soit un appartement ou une fripe...) car les neuf petits volumes pour 30 euros (il en voulait 45 ...) c'est, je pense, encore trop cher !