UA-63377666-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/03/2012

Le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes

Attirée par la jolie photo du portique chinois dans le bulletin municipal, je décide aujourd'hui d'aller au fin fond du Bois de Vincennes pour découvrir ce jardin. Depuis la fin de la ligne 1 Château de Vincennes on emprunte le bus 114 ou 210 et on descend à l'arrêt Porte Jaune.

Tout est laissé dans un état d'abandon et de dégradation à la fois poétique et inquiétant. Il est vrai que le Bois de Vincennes est immense, mais on ne comprend pas comment on a pu laisser se dégrader ces pavillons qui datent de différentes expositions coloniales.

Le pavillon du Congo a même brûlé en 1984.

Un architecte y a construit ces intéressantes sculptures en planches. Les serres complètement abandonnées de l'école d'agronomie tropicale dont les bâtiments datent des années '50 se trouvent plus loin. On y est très au calme et aujourd'hui c'était très agréable vu la température.

En cherchant à comprendre quelque chose sur ce jardin qui me semble à mi chemin entre un mémorial (on y trouve les stèles pour les combattants d'Indochine) et un terrain vague, je suis tombée sur cet article. J'y ai trouvé quelques réponses. Il est rédigé par un sociologue, Benjamin Pelletier. On peut ne pas partager entièrement son opinion, mais pour ma part je suis plutôt d'accord avec son analyse.

On peut vraiment parler de "friche mémorielle de la France coloniale".

Son article a été rédigé en 2010 et depuis les bâtiments se sont encore dégradés. Cependant la Mairie de Paris vous incite à aller le visiter ! Quelque chose m'échappe. Après ma promenade j'avais juste envie d'écrire un courrier interrogatif sur pourquoi laisser ce très bel endroit quasiment à l'abandon. La rédaction du bulletin de la Ville de Paris souhaite-t-elle provoquer une indignation afin de susciter une demande de fonds ? Par ailleurs, la route qui empreunte le bus permet de constater ce que les reportages raccoleurs de M6 sur la prostitution montraient si bien : il y a quelques camionettes et quelques femmes qui attendent le client dans les chemins très dégarnis du bois. On voit très bien les tentes des sans domiciles maintenant que les buissons sont toujours sans feuilles... Finalement, le jardin n'est qu'à l'image du bois lui-même, un lieu de misère coincé entre de belles villas et de petits immeubles très chics. Bref. Je ne tenterai pas de grandes analyses car je ne m'en sens absolument pas capable. Mais lisez l'article de M. Pelletier.

http://gestion-des-risques-interculturels.com/points-de-vue/le-jardin-tropical-de-paris-friche-memorielle-de-la-france-coloniale/

DSC_0011.JPGDSC_0026.JPGDSC_0028.JPGDSC_0048.JPGDSC_0047.JPG

21:00 Publié dans Jardin | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.