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25/05/2010

Apprentis Ninjas sauvent la mise à un étudiant en médecine allemand à Sydney

Toute mon enfance on m'a reproché (parents, enseignants) d'être :

- distraite

- dispersée

- peu concentrée, rêveuse

- désordonnée

- lente...

Mon livret scolaire en CP était très préoccupant. Je pense que mon institutrice devait me prendre pour une retardée. L'année suivante, j'ai changé d'institutrice et Madame Catrarchia, elle, me trouvait vive, intelligente, peut-être un peu trop de fantaisie, mais dans le fond une élève excellente.

Pourquoi ce préambule ? Pour expliquer un peu comment je suis tombée sur cette nouvelle.

Ma boîte mail est hébergée par la poste. Donc j'ai plein de bannières me renvoyant illico au site de TF1.fr ou LCI me donnant une sélection "accrocheuse" des infos du jour avant de me faire accèder à ma boîte mail. En une, je tombe sur cette nouvelle assez étonnante et totalement aguicheuse dans le mauvais sens du mot, sur Guillaume de Villiers, le fils du député conservateur catholique Philippe de Villiers, qui est envoyé aux assises pour le viol qu'il aurait pratiqué sur son jeune frère Laurent en 1995. A l'époque, Laurent avait 10 ans et son frère 16. Donc, en cliquant sur le lien me menant à cette info (au lieu d'aller voir ma boîte mail), sur le site de TF1 et ensuite du Figaro, mon oeil droit se trouve attiré par une autre bannière, dont le titre est "Apprentis Ninjas sauvent la mise à un étudiant en médecine allemand à Sydney". Du coup, je clique, et je tombe sur le site d'un quotidien australien the Herald Sun qui cite le Sydney Morning Herald, et comme je suis allée à Sydney cet hiver rendre visite à mon petit frère qui s'y est installé depuis 2 ans, j'ai voulu savoir ce qu'il en retourne.

Voilà par quel chemin tortueux je suis arrivée à cette nouvelle sans aucun intérêt que je vais vous narrer en 3 phrases, un peu plus bas. Internet permet ce genre de comportement, éparpillé, désordonné, incitant à la rêverie, par contre c'est très rapide. Mais il me fait perdre mon temps. J'ai eu, pendant un bref moment, au milieu de cette recherche, l'impression de me retrouver dans la classe de Mme Franco, n'ayant pas encore trouvé le bic bleu dans ma trousse, n'ayant pas écouté les explications de l'exercice de calcul que nous étions censés faire parce que j'étais la tête dans mon cartable en train de chercher mon bic bleu, et qu'une fois prête, je constatai que ma brillante voisine de table, Anouchka, mention très bien au bac ES 11 ans plus tard, avait déjà terminé l'exercice...

Me voilà donc en train de surfer sur Google.com.au pour trouver une carte de Sydney pour comprendre où se trouve l'endroit où ce brave étudiant allemand (qui a voulu rester anonyme) se trouvait au moment de l'aggression. J'ai l'impression, qu'internet entretient cette faculté que j'ai de laisser mon esprit errer dans plein d'endroits différents jusqu'au moment où je choisis de me poser, ouf.

Donc je vais sur le site du Sydney Morning Herald (http://www.smh.com.au/nsw/men-in-black-are-the-white-knights-of-the-night-20100519-vfc5.html) où Nick Ralstin me raconte un banal fait divers qui s'est bien terminé. Un étudiant allemand en médecine, à la fac de Sydney dans le cadre d'un programme d'échange rentrait avec son train de banlieue un peu tard (pas de précision sur l'heure, j'aimerai en savoir plus, en Australie, il faut savoir que tout le monde sort du bureau entre 16h30 et 17h30, et ils vont tous prendre une bière avec leurs collègues et/ou amis, ou vont à la plage faire du surf ou du bâteau ou chez les uns et les autres pour un barbecue. Personne ne traîne après 19 heures comme chez nous...) et là trois gars veulent le braquer.

Au fait, vu l'endroit où il se trouvait, à plus d'une heure du centre de Sydney dans le grand ouest de la banlieue de la ville, je comprend qu'il ait été un peu tard, peut-être 22 heures, mais bon, je n'ai pas l'impression que Sydney soit un coupe gorge. Pas plus que Paris. Les trois gars ont voulu lui taxer son mobile, son Ipod et son porte-monnaie. Il n'a pas voulu. Mais une fois sorti de la gare à Bringelly Road, Kingswood, West Sydney,

(http://maps.google.com.au/maps?hl=en&q=Bringelly+Road,+Kingswood,+Sydney&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=Bringelly+Rd,+NSW&gl=au&ei=kQT8S8apD5D64AaOnunZAg&sa=X&oi=geocode_result&ct=title&resnum=1&ved=0CBsQ8gEwAA) la fameuse école de Ninja est indiquée par défaut sur la carte...

il se fait poursuivre dans une petite allée sombre. Les agresseurs lui sautent dessus, le tabassent, mais ils ne voyent pas dans l'ombre d'une porte un gars qui venait à peine de sortir de son école d'arts martiaux. Il rentre immédiatement en salle de cours, averti son "sensei", son maître, qui rapplique avec d'autres élèves, habillés en ninja. Les agresseurs, en voyant ces hommes habillés en noir, ont détalé.

"Kaylan Soto, a sensei with 30 years' Ninjutsu training, and three of his students raced out of the dojo towards the startled attackers. All five crusaders were clad in the ninja's traditional, all black uniform.''We would have been just a silhouette,'' one of the ninjas, Steve Ashley, said. ''It was probably the worst place in Sydney where they could have taken him.''Mr Soto said it took the three assailants a few moments to realise what was going on. When they did, they shot off. ''You should have seen their faces when they saw us in ninja gear coming towards them,'' he said."

Quelque part, je suis contente pour l'étudiant allemand de 27 ans qui se faisait braquer. Mais il n'y a pas besoin de faire une école d'arts martiaux pour porter secours à son prochain, me dis-je naïvement. J'imagine que les élèves de ce dojo devaient être tout excités de pouvoir sortir dans la rue habillés en ninja. Quand je vois comment mon neveu, 10 ans, adore se déguiser en Naruto, je comprends parfaitement. Moi si je pouvais sortir habillée comme un membre de la famille royale d'Angleterre en burberry et foulard Hermès au volant d'une range rover - telle Helen Mirrel dans "The Queen", je pense que je ressentirai la même sensation; je serais grisée car le vêtement que je porte me confère un pouvoir que je n'ai pas. C'est pour ça que les super héros ont un tel succès. D'ailleurs, j'ai adoré Hulk, le premier surtout, de Hang Lee. Et j'ai bien aimé Wolverine et toute la série des Batman. D'ailleurs, dans "Batman begins" de Christopher Nolan, que fait Bruce Wayne (Christian Bale), il part se faire instruire dans une école de ninja et son maître est l'excellent Liam Neeson.

Finalement ces braves Australiens se sont pris pour Batman.

Moi il ne me manque plus qu'un chien court sur pattes pour me prendre pour la Reine d'Angleterre.

batman_begins_14.jpg









PS : remarquez le "ninkaju" en forme de chauve-souris, ce qui nous montre bien que Batman, c'est la version américaine et miliardaire du ninja.

19:42 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (0)

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