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26/05/2012

La Corse

Je suis allée passer quelques jours à Bastia chez une amie qui, après avoir habité Paris, puis Antiparos, puis un obscur patelin dans l'Yonne s'est installée en Corse depuis deux ans. Occasion pour moi d'aller lui rendre visite et découvrir l'île.

Premièrement, à l'aéroport le fameux album de Pétillon "L'enquête Corse" est exposé en tête de gondole dans la boutique de souvenir kiosque à journaux, inratable.

Ensuite, je découvre que mon amie va au café Le Terminus ("où tout commence" selon l'expression consacrée, bien vraie d'ailleurs) où - à mon grand effroi de personne élevée dans un pays du sud je constate que nous sommes les seules femmes. Or tout se passe très bien. Tout le monde - ou presque - lui claque la bise et à moi également. Je me sens immédiatement intégrée dans ce cercle qui me parait très privé, c'est assez extraordinaire.

Bastia est une ville très italienne (à mes yeux). Les immeubles sont hauts et les murs épais. Les ruelles extrêmement calmes, du moins celles adossées à la Citadelle et derrière le vieux Port. Brusquement, au détour d'une rue, on débouche sur de grandes et belles places, spacieuses, qui me rapellent les "campi" ou "campielli" vénitiens, où tout se passe ou peut se passer.

Si mon amie et son homme sont venus recommencer une nouvelle vie ici, je m'aperçois que c'est le cas de nombreuses personnes que je croiserai pendant mon court séjour. Toutes ont plus ou moins des attaches avec la Corse, parents, ou lointaines origines. Il est difficile de commencer une activité si on n'est pas connu ou plus exactement introduit. Tout semble fonctionner avec des canaux que je ne peux comprendre qui dépassent les clivages habituels, gauche droite, riche pauvre, jeune vieux. Parfois, il semblerait que le but soit atteint, et puis, quelque chose survient et tout est à recommencer. C'est le syndrome de Sisyphe.

J'ai découvert le Dami "Fattu in Corsica" à la jolie impression bleu clair, comme le ciel. Ici nous sommes à la terrasse du Méditerrannée, sur le vieux port, beau café orné d'un magnifique caoutchouc quasi arborescent qui grimpe le long de la vitrine. 2'50 €

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