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27/08/2013

Jeunes femmes voilées

L'agression de cette jeune fille de Trappes me rappelle une scène à laquelle j'ai assisté place du Capitole à Toulouse pas plus tard que la semaine dernière.

Un grand marché ouvert de disques, livres, vêtements est installé sur la place. Nous sommes samedi. Il fait très chaud et tout le monde se promène et regarde les tréteaux.

Une jeune fille recouverte des pieds à la tête d'un grand voile marron ne laissant libre que son visage, beau, maquillé et sévère -  me défie du regard et marche extrêmement droite fendant la foule comme une reine. J'avoue que quand je vois ce genre de vêtement je suis choquée et peinée mais je ne vais pas les agresser, être impolie, les dévisager avec insistance ou rien d'autre. Elle est accompagnée d'une amie habillée comme vous et moi et d'un ami barbu en bermuda et baskets.

Un marchand de tissus indiens et africains, blanc avec de longs dreadlocks et un bonnet rasta attend qu'elle soit à 5 mètres pour l'apostropher. "Et viens par là, j'ai des trucs du Pakistan qui ne laissent voir que les yeux qui seraient parfaits pour toi." Et il montre une espèce de chose brodée avec une fente pour les yeux. Elle se retourne et reprend sa marche alors que lui continue à lui hurler après. J'ai été choquée et j'ai lancé un regard au type. Mais je n'ai pas voulu lui dire ce que je pensais. J'ai eu un peu peur qu'une polémique inutile commence et d'être moi aussi agressée.

Je me demande quelle force de volonté habite cette jeune fille pour supporter quotidiennement ce genre d'insulte car c'est sûr, en allant dans la rue habillée en hijab des pieds à la tête elle s'expose à ce genre de réactions. Réactions qui évidemment vont la conforter dans son choix. Par ailleurs, moi j'aurais eu envie de boxer le type. En Italie, si ont fait certains gestes, les cornes ou un doigt, vous risquez qu'on vous casse la gueule. Et ça me choque aussi. Le barbu qui accompagnait la jeune fille a laissé tomber mais je comprends qu'au bout d'un certain temps on craque. Moi je me demande, pourquoi s'infliger ça ? Au nom de quoi ?

Je n'avais jamais vu l'intolérance d'une façon aussi flagrante.

Le 25 août on fêtait l'anniversaire du discours de Martin Luther King. Je pense aux milliers de couleuvres avalées pendant des générations par les noirs américains. Je pense à Nelson Mandela et à ce qu'il a enduré. A toute cette haine, il a répondu par la douceur. Une douceur qui est une force. Mais c'est très difficile à comprendre.

La laideur de ces vêtements (que l'on peut voir dans les vitrines de la rue Oberkampf par exemple), la pauvreté de la matière 100% acrylique avec laquelle ils sont réalisés m'horripile. Le fait que ces jeunes filles se sentent aussi obligées de porter des gants noirs me révolte. Parfois des détails m'amusent. On distingue sous la robe vert olive foncé, des leggings moulants et des baskets Nike. Ce qui me rassure sur le fait que dans le fond, elles restent des jeunes filles comme les autres.

PMR

En voyant cette affichette devant la porte d'un bureau de poste je me suis un peu creusée la tête et j'ai trouvé la manière dont elle avait été rédigée absurdement administrative.

Ce bureau de poste est doté de 5 marches assez hautes, particulièrement rudes pour les vieilles personnes et impossible à gravir pour les personnes en fauteuil ou simplement des poussettes. Il était donc temps de penser à un deuxième accès.

PMR, Personne à Mobilité Réduite... Bref.

Accès PMR.jpg

26/08/2013

Le Paris Hanoi, ou l'art bobo de faire la queue pour manger pas si bien que ça à deux pas de chez soi...

Mon frère et sa femme devant faire gîte-étape chez moi dimanche soir, et ne voulant pas me donner trop de travail, me proposent de dîner dans un restaurant près de chez moi.

Dimanche soir, une fin de mois d'août, je regarde sur internet ce qu reste d'ouvert et je me rapelle du Paris Hanoi, qui se trouve pas loin et où je n'ai plus remis les pieds depuis des années. Après une fermeture pour travaux, il a re-ouvert, presque identique à ce qu'il était avant et toujours avec une queue de clients qui attendent qu'une table se libère dehors. En effet, ce restaurant a le bon goût de ne pas prendre de réservations.

Après m'être renseignée sur l'heure d'ouverture, 19 heures, je pense que nous pouvons réussir à manger lors du premier service. Mon frère, venant en voiture depuis St Malo est paradoxalement le premier à arriver. Il y a déjà la queue et il est 19h20 ! Ma tante son amie et moi, nous dépêchons de le rejoindre. Drame, nous sommes 5, un chiffre impair et donc impossible à placer. Trois couples sont donc installés avant nous. Mon frère a faim ! Il commence à s'impatienter ! Nous regardons avec insistance les convives à l'intérieur pour évaluer quelle table se libérera et quelles sont nos chances de nous asseoir ... Ce faisant je constate que le propriétaire de la Banane Ivoirienne y dîne en famille ! Un autre restaurant, sympatique et sans queue à l'extérieur celui-là, à essayer.

En face, le Kashmir, restaurant indien vraiment pas exceptionnel, est vide, au desespoir de son propriétaire qui contemple la queue qui s'allonge sur le trottoir d'en face...

La délivrance arrive à 20h20. Au moins nous avons eu largement le temps de décider ce que nous allons manger. Les plats sont vite commandés et vite apportés.

Oui, les nems sont très bons (car croquants et bouillants) mais mon poulet à la citronelle m'a paru noyé dans une graisse noire et collante. Les légumes sautés étaient bons et le riz un peu trop cuit. Le bobun n'était pas génial (dixit ma belle-soeur qui a une vaste expérience de restaurants vietnamiens et qui réside maintenant en Australie). Heureusement la note est tout à fait raisonnable, mais nous nous sommes jurés que plus jamais nous ne ferons la queue pour entrer dans un restaurant, qui en plus n'est pas exceptionnel ! A ce propos, je proposerai d'instaurer un système de numéros d'attente, comme dans les boucheries ou les Caisses primaires d'assurance maladie. Ce serait plus pratique.

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