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10/10/2013

La fête des vendanges à Montmartre

Ma tante Marie-Andrée habite le XVIIIe, raison de plus pour être au courant des évènements qui s’y passent, mais je pense que même si elle n’avait pas habité le XVIIIe elle aurait été au courant de la création d’une « cantate » par Nicolas Frize. Pour être tout à fait exact, il s'agit d’une « action musicale collective pour grand ensemble, percussions et instrument à vent ».

Inutile de vous dire que je ne connaissais pas avant ce jour l'existence de Nicolas Frize. je vous renvois à son site. A vue de nez, comme ça, il a l'air d'être un type formidable.

 http://www.nicolasfrize.com/textes.php

Evidemment, Marie-Andrée était au courant. Et avec plusieurs dizaines d’autres choristes de tous âges, elle a chanté et créé cette « action musicale ». Pourquoi je dis évidemment ? Mais parce que Marie-Andrée est curieuse de tout, ouverte à beaucoup de choses et originale. Qui plus est, elle a un peu plus de temps pour elle depuis qu’elle ne travaille plus, donc les possibilités de découvrir de nouvelles choses avec elle ont augmenté d’une façon exponentielle. Je ne dis pas ça pour lui faire plaisir mais parce que c’est vrai.

En tous les cas, je n’avais jamais mis les pieds dans la mairie du XVIIIe que j’ai toujours vue de l’extérieur et dont le style Haussmannien 3ème république revisité par Garnier me paraissait sans grand intérêt, mais une fois dedans j’ai été épatée par les escaliers, complètement triomphaux, la belle verrière qui surplombe le hall, l’inondant d’une belle lumière naturelle, la salle de bal au parquet et aux angelots en stuc comment dire, opulents,  et surtout les deux belles vues de Montmartre d’Utrillo dans la salle des mariages.

Mairie 18-6.jpgMairie 18-4.jpg


































Bref, même sans l’action musicale « Amours en vie », la mairie du XVIIIe à elle seule suffisait à mon bonheur.

La mairie du XVIIIe est tout un escalier monumental, comme si l’acte de monter et descendre était de la plus haute importance. Elle est certainement la meilleure façon de se mettre en scène. Je suppose que ce double escalier (qui se retrouve reproduit à l’identique à l’entrée et dans le hall) a la même fonction que l’escalier des ambassadeurs à Versailles... Il me rappelle, marbres et dorures en moins, l’escalier de l’hôtel Potocki (siège de l’actuelle Chambre de commerce et de l’industrie de Paris, avenue de Friedland) et l’escalier d’honneur de l’opéra Garnier avec ses torchères.

Marie 18-2.jpg



J’étais quand même venue pour écouter Nicolas Frize. A l’entrée, une feuille avec la partition nous a été distribuée. Au fait, il s’agit de croquis qui rappellent un rébus.

DSCF5083.JPG

 

Guidés par le percussionniste et le saxophoniste, les choristes claquaient des lèvres, vocalisaient, embrassaient leur main, agitaient un trousseau de clé etc. C’était réjouissant !

Tout de suite après un buffet avec des rafraichissements était offert. Le temps d’arriver aux tables (dans la salle aux Utrillos), les tartines de fromage (de l’excellent Brie) étaient déjà terminées. Je sais qu’il s’agissait de Brie parce que j’ai pu en choper trois sur le buffet du rez-de-chaussée. J’avais aussi réussi à me faire servir trois gobelets de champagne. Des cubis de vin rouge étaient disponibles et de jeunes brasseurs proposaient leur bière, que je n’ai pas goûtée afin d’éviter des mélanges dévastateurs pour mon organisme.

Ensuite nous avons pu nous raconter nos impressions avec ma tante et une de ses amies du cours de philo (car en plus de faire du yoga et être au courant de ce qui se passe dans son quartier, ma tante va à un cours de philo gratuit pour adultes), une dame d’une soixantaine d’années très sympathique, et nous avons croisé deux poulbotes. Oui, des poulbotes, création typiquement Montmartroise. Leur costume est un étrange mélange d’uniforme de garde française et de sans culotte révolutionnaire revisité par la IIIème république. Elles le portaient très bien. Les poulbots défilent traditionnellement pour la fête des Vendanges. Bref. Je ne suis au courant de rien ce qui confirme l’adage que les parisiens ne connaissent pas Paris en dehors de leur quartier !

Je suis désolée pour la mauvaise qualité de l’image qui ne rend pas justice à ces deux adolescentes qui ont eu la patience de poser. Notez le vernis à ongle bleu turquoise métallisé, qui montre comment la poulbote est bien ancrée dans l’actualité du jour. Ca lui donne un petit air crâne, très parisien, très Montmartre.

 Les Poulbotes.jpg

20:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

C'est vrai qu'elle est belle cette mairie! Je connaissais déjà la grande salle des fêtes à l'occasion d'une réunion d'information sur les comités de quartier. mais je n'avais jamais fait autant attention à cette verrière que j'ai pu mieux observer du balcon auquel je n'avais pas eu accès. Sympa ton compte-rendu!

Écrit par : marie-andrée | 14/10/2013

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