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26/05/2015

Promenades dans le Châtillonnais n°3 - Cunfin

Au fur et à mesure des marches dans les forêts avoisinantes, il m'est venu le goût de comprendre un peu plus précisément où je me trouvais. J'ai donc acheté les cartes IGNs du pays. C'est en regardant une de ces cartes que j'ai eu la curiosité d'aller chercher la Chapelle Ste Anne à Cunfin, qui se trouve - pour être exacts - dans l'Aube, donc pas vraiment en Côte d'or, mais il s'agit d'une poignée de kilomètres.

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En regardant la carte, je n'avais aucune idée que j'allais tomber sur ce charmant ermitage, un édifice d'une simplicité minérale, avec un porche en bois et un toit en ardoise. L'inventaire du Ministère de la culture nous apprend que la "chapelle primitive fut élevée à la même époque que la fondation d'un prieuré par Simon de Valois, comte de Bar-sur-Aube en 1076, qui, dit la chronique, se fit charbonnier en ces lieux et bâtit une cellule avec un oratoire qu'il dédia à sainte Anne. Au nord de la chapelle était adossé un ermitage, sorte de grotte où un ermite s'était établi pour la garder. Sainte-Anne avait encore un ermite en 1738."

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L'Édifice actuel fut construit en 1836 par les propriétaires du domaine, Thérèse Delaunay et Nicolas Bellot, et consacré le 27 juillet 1837. Comme cela peut se lire sur l'inscription sous le porche.DSCF6633.JPG

La souche du chêne qui vit St Bernard est là, à l'intérieur. Son passage est attesté et relaté dans la thèse de sciences sociales de Claude Paris : " Déclin d'une commune française - Cunfin en Champagne " (Paris X - 1985,86).

"On ne peut donc pas passer sous silence l'importance de cet arbre dans la vie historique de la communauté car il y est intimement lié.

Ainsi, près de l'ancienne chapelle de Sainte-Anne, on pouvait voir un chêne qui jouissait d'une grande célébrité dans toute la contrée en devenant l'objet d'une sorte de respect populaire. Planté en l'année 1070, sous la première dynastie des comtes de Champagne, ce chêne(1) a vu sous son ombrage Saint-Bernard lors de son passage car il n'y avait pas d'autre voie à suivre pour rejoindre Clairvaux que celle qui passe près de celui-ci. Cet arbre, Monsieur Lapérouse, dans son histoire de Châtillon, le nomme "Le chêne de Saint-Bernard". Il aura, sans nul doute, abrité aussi à la fin du XIème siècle, Pierre l'Ermite (2) revenant de la Palestine. Il est également probable que des bataillons de croisés, en partant pour la terre sainte, se reposèrent à ses pieds. En effet, les mouvements de troupes étaient devenus fort nombreux à cette époque car les Champenois n'ayant pas pris part à la première croisade, se rattrapèrent sous l'exhortation de ce moine et participèrent en grand nombre à la seconde (d'ailleurs, un comte de Champagne, Henri II, deviendra lors de la troisième croisade, Roi de Jérusalem)."

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On peut à droite de la chapelle parcourir un sentier qui traverse un bois et ensuite longe une grande prairie, jusqu'à un autre sentier qui vous amène direct à une ferme cistercienne. Promenade que nous nous sommes promis de faire une prochaine fois.

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