UA-63377666-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/06/2009

Les crocus dans les pelouses

Nous constatons tous que nous avons différents niveaux de communication en fonction des personnes avec qui nous parlons.

Nous ne nous adressons pas de la même façon à notre enfant, à notre copain-copine, notre conjoint, notre mère, a fortiori notre collègue de travail. Et parmi nos collègues de travail nous faisons une différence en fonction de leur position hiérarchique, normalement.

Travaillant dans un milieu plutôt ouvert et fondé sur les rapports immédiats car ancré dans le quotidien, nous avons tendance à aller vite et viser à l'essentiel. Nous travaillons dans l'urgence. Une urgence toute relative d'ailleurs.

Nous travaillons aussi en brigade, donc pas avec les mêmes collègues en fonction des jours et des heures de la journée. Du coup, le collègue de travail est parfois considéré un peu au même titre qu'un outil de travail.

Nous l’appelons sans penser à quelle heure il est arrivé, s'il a travaillé la veille, s'il vient de prendre son service ou pas, car nous sommes concentrés sur l'urgence de la tâche que nous devons au moment "T" exécuter. Du coup nous oublions de mettre en perspective ce que nous demandons et nous fonçons, tête baissée, c.a.d., que nous oublions tout ce qui peut ralentir la réponse que nous souhaitons là, maintenant et pas dans dix minutes ou demain. En bref, nous lui parlons n'importe comment.

Ca ne nous empêche pas d'avoir - la plus part du temps - des rapports cordiaux, voire même amicaux avec lui. Mais parfois cela nous fait oublier que d'abord nous travaillons ensemble.

"Quoi, il n'est pas là ? Mais oui tu sais il arrive à 10h30."

"Tu n'aurais pas le planning des cadreurs ? Non."

"Je dois absolument trouver quelqu'un pour 10 heures" Et on ne se demande même pas si on pose la question à la bonne personne et surtout on n'attend pas la réponse.

On laisse 3 messages sur le répondeur de 2 personnes car nous n'avons pas pu les joindre tout de suite.

Etc etc

Tout ça ne porte pas à conséquence parce que nous sommes dans l'instantané. Une fois le direct passé, le moment "T" passé, tout est fini. Mais pour les collègues qui étaient en relation avec nous non. Evidemment eux aussi ils passent à autre chose. Heureusement d'ailleurs.

Je constate que nous sommes tellement habitués à cette immédiateté, cette urgence dans les relations de travail que nous oublions parfois de faire attention aux autres.

Voilà, en ces premiers jours de printemps je nous demanderai de méditer sur ça. Prenons exemple sur les crocus qui pointent le bout de leurs pétales dans les pelouses de certains parcs parisiens. Faisons attention aux autres en prenant le temps. Regardons autour de nous. Décollons-nous de notre nombril.

Le débat est ouvert.

crocus.jpg


Les commentaires sont fermés.