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14/11/2012

Le MIAM ou musée international des arts modestes

Le MIAM est l'acronyme plein d'humour trouvé par le musée international des arts modestes de Sète. Ayant deux heures à attendre avant de prendre mon train pour Paris j'y suis allée faire un tour.

Au rez-de-chaussée une exposition sur Groland, à l'étage une exposition des vitrines d'objectothérapie du poétique et génial Bernard Belluc.

Le MIAM s'appelle ainsi parce qu'un de ses fondateurs, Hervé DiRosa, a entendu une petite fille sortant de la retrospective de ses oeuvres en 1988 au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris demander à sa mère "quand est-ce qu'on reviendra au musée d'art modeste". Tout est dit dans ces mots. Comme l'explique DiRosa sur le site du musée, "je trouvais que ces deux mots, on ne peut plus antinomiques, définissaient parfaitement cette démarche aux marges de l'art contemporain". Et ainsi est né le musée des arts modestes.

Le site est assez délirant et marche plus ou moins bien, vous plantant sur des anciennes expos qui dataient de 2001, mais finalement ce n'est pas grave, c'est même assez réjouissant et me fait regretter de n'avoir découvert Sète que fin 2012. La preuve : http://www.miam.org

En tous les cas, ce samedi après-midi j'y ai découvert les vitrines de Bernard Belluc qui propose chaque premier samedi du mois de vous faire visiter le musée. Ca vaut le détour.

Belluc.JPGDSCF3632.jpg

Le musée d'Art moderne de Rome s'appelle la Galleria Nazionale D'Arte Moderna, l'acronyme est GNAM. Gnam c'est Miam en italien. Par manque de personnel, il est impossible de le visiter dans sa totalité. C'est un musée radicalement différent du MIAM. L'imposant bâtiment belle époque (tout à fait du même style que le Petit Palais de Paris) abrite de vastes collections allant du XIXe (le célèbre portrait de Verdi par Boldini) au XXème (extraordinaire Klimt et bcp de De Chirico en arrivant jusqu'à Fontana et l'art kynéthique). J'y allais très souvent quand j'étais ado, l'entrée était gratuite pour les moins de 18 ans. Aujourd'hui par manque de personnel, des pans entiers des galleries supérieures (là où se situent Tinguely et les modernes) sont fermés au public. C'est triste.

En me promenant dans les vitrines de Belluc j'ai retrouvé tout l'enthousiasme de mes 17 ans à la Gnam, les tableaux aux têtes de clous mouvantes, les machines de Tinguely, les paysages de Carlandi, et les belles dames de Boldini.

En créant des paysages avec des figurines et des objets accumulés tout au long de sa vie, Belluc fait appel à l'imaginaire et aux souvenirs du spectacteur quelqu'il soit, quel que soit son âge. Tout le monde s'y retrouve même moi qui n'ait jamais écouté Eddy Mitchell et qui a fortiori ne l'a pas rencontré dans sa loge à l'Olympia comme le raconte M. Belluc, mais l'évocation qu'il en fait je peux la ressentir tout à fait. C'est ce qui m'a touchée. 

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Donc, une autre très bonne raison d'aller à Sète, où on peut se promener sur la plage, ou le long du môle, le matin à partir de 9 heures acheter du poisson aux quelques pêcheurs qui resistent à la crise et manger des anchois panés aux Halles. 

http://www.youtube.com/watch?v=ONP10GHCy-s

16:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0)

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