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22/02/2013

Le stick pour les lèvres

Vous savez, cet objet qui devient vite indispensable l'hiver et que nous avons une facheuse tendance à perdre tout le temps. Que nous retrouvons à moitié fondu au fond d'une poche. Qui tombe dans le caniveau quand nous sortons le paquet de mouchoirs en papier de la-dite poche. Dont nous cassons le capuchon. Que nous rachetons du coup à la pharmacie (quelle idée) et que nous découvrons que le rapport quantité/prix est peut-être le même que celui de la truffe blanche d'Albe vu que nous avons déboursé 5,90 € pour 4,7 ml de produit (soit environ 600 euros le kilo) et que du coup nous enrageons, nous enrageons ....

Car en rentrant à la maison ce soir, qui va retrouver un tube de L.... bien plus économique, quelque part ?

Ah, je regrette le stick pour les mains Dermophil indien, à l'odeur si caractéristique de géranium que nous utilisions aussi sur les pieds (pour ceux qui ont des hallux valgus et des engelures...) vert sapin, et qui durait des années.

Hélas la formule a changé car, m'expliqua un jour une pharmacienne qui comprenait mon désarroi, on a découvert que le fameux "baume du Perou" était allergène. Donc je n'achète plus de Dermophil indien, car ce n'est pas la même chose et il devrait penser à changer de nom, car l'indien ne se justifie plus.

Mais sur internet on trouve tout, notamment des sites de parapharmacie belges qui en vendent eux, du vrain Dermophil indien de ma grand-mère avec du baume du Perou dedans !

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Mon frère est passé me voir (et la famille, accessoirement)

Mon frère habite en Australie depuis quatre ans.

L'Australie c'est vraiment loin. Il faut 22 heures d'avion pour y aller. Oui, les technologies modernes permettent de communique facilement. Nous avons tous Skype, des téléphones avec l'ADSL ce qui fait que les appels vers 146 destinations les unes les plus exotiques que les autres sont gratuites et illimitées, donc en théorie, nous pouvons nous parler si nous avons envie.

Or, pendant qu'il est la-bas, nous nous sommes ici. La vie se déroule avec ses évènements propres à chacun, avec son rythme propre à chacun. Nous ne sommes pas étrangers l'un à l'autre mais nous ne sommes pas au courant de ce qui nous arrive. Donc, quand nous appelons ou quand nous nous voyons, ce n'est pas la même chose.

Le matin c'est le soir chez lui. Il appelle sa femme qui a terminé sa journée alors que lui la commence. Je suis touchée de l'entendre lui parler même si je n'écoute pas vraiment ce qu'il lui dit. Voilà, j'ai l'impression d'entrer dans son quotidien.

Nous planifions un déjeuner familial, chacun a tellement envie de dire ce qu'il a à dire que ça va trop vite trop fort. La réflexion a été commencée déjà sans que nous nous soyons parlé avant, c'est normal. La vie c'est comme le cinéma, ce qui est intéressant souvent se passe hors champs. C'est ce qui est laissé à notre imagination. J'ai toujours pensé - c'est plus du domaine de l'intuition d'ailleurs que d'une pensée théorisée et réfléchie - que la réalité dépasse l'imagination, que le quotidien est parsemé d'éléments inattendus et fantastiques.

Je me suis souvenue de ma tante Maddie et de son mari, mon oncle Jacques. Au début de leur mariage, Jacques était encore capitaine de la marine marchande. Donc il partait de longues semaines sans faculté de pouvoir communiquer avec sa famille. Il avait son temps sur le navire où il travaillait. Maddie avait son temps avec sa famille. Les décisions que parfois tu prends à deux, car tu dois en discuter avec ton mari, elle devait les prendre seule. Jacques rentrait et voyait que pendant qu'il était loin, les choses avaient bougé, ce n'était plus la même chose que le jour de son départ.

Re-amorcer le dialogue n'est pas simple. On a tout de suite envie de parler de la chose qui nous brûle les lèvres, à la quelle on a pensé depuis longtemps sans savoir ce que l'autre a envie d'entendre ou de nous dire. C'est un peu la sensation que j'ai eue en revoyant mon frère. Je me suis souvenue que la dernière fois, c'était finalement assez bref, une après-midi à Rome en août. Et bien il faut attendre un peu avant de se parler et juste passer un peu de temps ensemble. Re-apprécier sa présence, 1'80 et un peu plus de 100 kilos. Et cette faculté absolument stupéfiante, qu'il possède depuis son plus jeune âge, de s'endormir en quelques minutes, dès qu'il a posé la tête sur l'oreiller ! Et de l'entendre ronfler avec une sonorité digne d'une cathédrale m'a fait immédiatement penser à ces soirs où il s'endormait dans la voiture quand nous rentrions du lac, et qu'il fallait le prendre dans les bras, et que même porté il ne se réveillait pas. Il se réveillait le lendemain très tôt, et généralement allumait direct la télé ce qui provoquait des engueulades sans fin.

En regardant mon frère qui dormait profondément je repensai à ça, à quand il avait 4 ans, qu'il était encore plus mon petit frère que maintenant.

Et que j'étais rudement contente de l'entendre et de l'avoir là, pas loin de moi.

 

20/02/2013

Un ours abattu dans les Grisons

Ah finalement une histoire d'animaux ! Ca faisait si longtemps. Celle ci concerne un ours brun, animal peu fréquent dans nos contrées, et c'est pour cette raison qu'on en parle. J'ai non seulement eu une dépêche dans l'AFP mais également des images via le fil EVN avec interview du représentant local du WWF et extrait du point presse du responsable du "Plan Ours" Suisse.

Contrairement aux ours des Pyrénées, cet ours n'avait pas de nom. Il s'agissait d'un mâle appartenant à une fratrie de trois ours qui avaient été implantés en Italie, dans la région du Trentin. Ils sont une trentaine actuellement à s'y être reproduits depuis quelques années. M12 et M14, ses frères, n'ont pas eu de chance : ils se sont fait écraser par une voiture sur une route italienne en 2012. M13 par contre était le seul dans les Alpes suisses. Il résidait dans le val Poschiavo, dans le canton des Grisons.

Il avait été évalué comme "ours problématique" en novembre 2012. Mais il passe dans la catégorie supérieure "ours à risques" quelques temps plus tard. En effet, il ne craignait plus l'homme.

Ce qui a décidé le déclenchement du "plan Ours" en Suisse a été le fait qu'il s'est approché d'une jeune fille de 14 ans, Emina Piana, qui a eu la peur de sa vie. Elle raconte qu'elle s'est retrouvée nez à nez avec l'ours. Elle a reculé très lentement et dès qu'elle a senti qu'elle pouvait bouger, elle a couru chez elle. Mais l'ours l'a suivie. Une fois à la maison elle s'est évanouie. Après avoir passée une journée à l'hôpital en observation elle est rentrée chez elle d'où elle n'ose plus sortir.

A part ce fait d'armes, M13 a passé 36 heures dans le garde-manger d'un chalet, dévorant la réserve de pomme de terre et du pain. On l'a aussi vu en septembre dernier engloutir à grand coup de langue tout le miel d'une ruche dans le jardin d'une école...

Grâce au collier électronique qu'on lui avait mis en 2011 - après qu'il eut mangé une chèvre - il a été facile de le retrouver et de l'abattre.

Finalement, il n'aurait jamais du croiser une jeune fille de 14 ans. Faire peur à des ados suisses, c'est fatal.

 

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