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02/10/2010

Les ânes macédoniens

Hier soir il s'est passé un truc incroyable à Quito. Nous avons assisté quasiment en direct à la séquestration du président equadorien dans un hôpital. Nous nous demandions s'il s'agissait d'un coup d'état ou pas, quand il est sorti de cet hôpital et a été reconduit triomphalement au palais présidentiel. Les images tombaient sans interruption grâce aux EVN et dans la salle de rédaction quasiment vide j'entendai la rumeur de la foule qui enfle et réagir à l'intervention de son président depuis le balcon. Mais je m'en fichai complètement. Au fait je m'intéressai à la dépêche qui est tombée juste avant cette urgence.

Un âne a été surpris à la frontière entre la Bulgarie et la Macédoine avec son chargement de cigarettes de contrebande. L'AFP précise que l'animal n'était "naturellement pas accompagné". J'adore cette précision du "naturellement".

A notre époque si moderne, il est rafraîchissant d'apprendre que certaines choses se font d'une façon quasi artisanale. 

Selon les autorités bulgares, ce genre de trafic mené à l'aide d'animaux n'est pas nouveau entre les deux pays. Les cigarettes sont trois fois moins chères en Macédoine qu'en Bulgarie. Au fait, les ânes connaissent la route. Les contrebandiers les envoient seuls passer la frontière. "C'est la manière la plus facile pour faire du trafic de cigarettes" et il est presque impossible de savoir qui sont les "vendeurs et les "acheteurs", dixeunt toujours les autorités bulgares. L'âne au moins ne risque pas de disparaître avec le magot. Par contre je me demande s'il ne se fait pas intercepter de temps en temps. Et comment repasse-t-il la frontière ?  J'imagine l'âne partir tout seul sur le chemin, récupéré par un contrebandier bulgare et repartir en Macédoine peut-être avec des légumes, car je ne pense pas qu'on lui fasse retraverser la frontière à vide.

Que fera la police bulgare de cet âne macédonien ? Où vont-il le garder ? Ont-ils des structures ad hoc me demandai-je pendant que Correas continue à haranguer la foule dans un espagnol pour moi incompréhensible car j'ai fait Allemand deuxième langue au lycée. Vous me demanderez comment les autorités bulgares pouvaient être sûre qu'il s'agissait d'un âne macédonien ? Il paraît que leurs fers sont différents.

Henri Cartier-Bresson, Macédoine 1965

H_Cartier_Bresson.jpg


 

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12/08/2010

Italians, what else ?

Aux championnats d'Europe de natation de Budapest, les Français font très fort.

Mais que vois-je lors des 1500 metres nage libre remportés par Rouaut que je regarde sur France 3 ? Le public italien en délire qui dès l'annonce de Samuel Pizzetti agite une banderole portant l'iinscription "Italians, what else ?". Morte de rire !

Pizzetti est arrivé troisième, ouf. 

Giulia Zonca de La Stampa termine son article ainsi :

"Quando la voce ufficiale chiama «Samuel Pizzetti» si agita lo striscione: «Italians, what else?». E il richiamo a George Clooney vale quanto il bronzo. Sempre meno del muro."

Le mur, c'est le chrono fatidique de 15 minutes, au dessous du quel les trois gagnants sont descendus. Plus que la médaille, c'est ce chrono qui importait au nageur italien.

 

pizzetti02G.jpg

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09/07/2010

DHL vs Obama

J'ai croisé une camionnette TNT aujourd'hui. Sur la portière, le slogan de l'entreprise : "Sure we can !".

Et Barack Obama quand il a fait sa campagne, il savait que le slogan de TNT c'était celui-là ?


BD_RVB-TNT-sure-negatif.jpgobama-yes-we-can.jpg












 

 

 

 

 

 

 

 


TNT explique sur son site qu'ils ont créé ce slogan en octobre 2008 car il incarne bien la philosphie de l'entreprise. Entre le "sure" et le "yes", il n'y a qu'une petite distance sémantique. Cependant, elle est de taille. "Sure," bien sûr nous pouvons, il y a une note de bienveillance. "Yes we can", oui nous pouvons, c'est la force de l'affirmation. Cela retentit, comme une imprécation. Ca me rapelle les cérémonies de baptême, quand le prêtre demande à l'assistance de répéter les mots que l'enfant ne peut dire, dans le cas où il ne s'agisse pas de baptêmes d'adultes "rejetez-vous le péché ?" "Oui, je le rejette". On ne va pas dire "Bien sûr", cela va de soi, on l'affirme.

 

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