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23/09/2010

Tous ensemble...

Aujourd'hui, la France entière était une nouvelle fois appelée à la grève comme le 7 septembre dernier.

Cette fois-ci j'étais là et j'ai demandé dans ma boîte qui faisait grève. Évidemment, ce fut très discret.

Concrètement, grâce au débrayage de la régie de diffusion, le journal du matin ne s'est pas fait. Une monteuse avait également débrayé, une rédactrice a débrayé une heure, la responsable des sources d'images idem. Donc, il n'y avait pas de sujet.

Moi j'avais annoncé que je débrayai pour le journal du déjeuner. Mais j'avais préféré venir dès le début de ma vacation pour qu'on ne me remplace pas. Mon collègue hier a été littéralement harcelé par sa directrice qui voulait savoir qui faisait grève ou pas. Réponse qu'il n'est pas obligé de lui donner, qui n'est pas de son ressort ni de sa responsablilité et que de toutes façons techniquement, il n'est pas en mesure de lui donner. Voilà. On se demande où est le drame. Nous sommes dans une entreprise publique, dans une démocracie, et voilà que faire grève semble une activité digne d'un dangereux activiste. La chose me semble abhérrante.

Ce matin, j'ai admiré la discrétion de certains de nos D.S. A 14 heures nous étions huit filles à nous attendre, devant l'entrée avec banderole et drapeaux syndicaux pour aller place la Bastille. Huit nanas alors que notre entreprise doit compter avec le personnel intermittent 450 personnes. Bref.

Ce fut formidable une fois arrivés à Denfert de se rendre compte du nombre de participants. Je suis repartie avec un collègue par le boulevard Arago et là nous voyions l'immense cortège de la CGT qui remontait lentement vers la place Denfert-Rochereau.  Le temps de descendre jusqu'à la Seine, le cortège n'était toujours pas terminé. Et nous pensions tous les deux que la majorité se repose toujours sur la petite minorité militante qui va se battre pour elle.

Que risquent-il à dire ce qu'ils pensent ? A se battre pour ce qu'ils pensent être juste ? Rien. Au contraire, plus on est nombreux plus on a de poids. Les 25 millions d'actifs qui sont restés travailler plus ou moins tranquilles, vont bénéficier du courage citoyen des deux ou trois millions qui sont descendus dans la rue à l'appel de leurs syndicats ou tout simplement parce qu'ils pensaient qu'il était juste de le faire.

Si seulement, une fois, nous étions vraiment tous ensemble.

David Seymour - Juin 1936 - Dans les fauxbourgs de Paris - Manifestation pour la semaine de 40 heures.

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03/09/2010

Salviamo Sakineh

Ca y est je suis à Rome, en vacances.

Première incursion dans le centre et je tombe sur une immense photo de Sakineh sur la via del Corso accrochée sur la facade du ministère pour l'égalité des chances. Le même jour, Berlusconi se prépare à accueillir en grande pompe le Colonel Khadafi et pour l'occasion 300 jeunes filles ont été recrutées pour recevoir une leçon coranique de la part du Colonel... En lisant la presse j'apprend qu'elles ont reçu 40 euros pour la journée.

Donc, d'un côté nous avons la mairie de Rome (dirigée par le fasciste Allemanno) qui pavoise pour la libération de Sakineh, et de l'autre nous avons l'installation des tentes 5 étoiles pour Khadafi et le recrutement de jeunes et jolies hotesses afin qu'il les endoctrine. La logique n'existe pas en politique, et je ne crois pas qu'il s'agisse d'un problème spécifiquement italien !

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Par ailleurs j'adore le détail touchant de la jeune fille qui a enlevé ses escarpins pointus qui, avec la chaleur et le manque d'habitude, ont du lui faire des ampoules. Je me demande aussi si les tenues étaient bien "islamiquement" reglementaires, au vu des décolletés et des manches... Mais le Colonel aime les jolies femmes, comme le Cavaliere d'ailleurs.