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Loisirs - Page 6

  • Cirque de province

    Le cirque Frankie Zavatta s'est arrêté à Chatillon, après un passage à Laignes, et il poursuivait ensuite sa route à Montbard et peut-être Dijon. Deux jours d'arrêt, deux spectacles dans la journée.

    Il avait planté sa tente dans la grande esplanade parking à l'entrée de la ville, face au musée du Châtillonais, là où est exposé le célèbre vase de Vix (que tout un chacun devrait aller voir au moins une fois dans sa vie).

    Ce qui était joli c'étaient les animaux exotiques qui broutaient l'herbe accrochés à un pieu afin de ne pas trop s'éloigner. A deux pas, les petits vieux jouaient à la pétanque.

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    Il y avait un dromadaire, des lamas, dont un avec son bébé (trop mignon), des petites chèvres et un joli poney shetland bai noir très gentil.

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    Tous ces animaux etaient en libre accès si j'ose dire.  Personne ne les surveillait. Les artistes du cirque faisaient confiance à la bienveillance du public. En effet personne ne s'est amusé à leur donner des choses à manger ni à les kidnapper. En ces temps d'hypersécurisation et judiciarisation c'est rassurant. 

    La dernière fois que j'avais caressé un chameau c'était justement un été, il y a presque 40 ans, quand un cirque s'était arrêté dans le village où nous passions nos vacances. Le poil de chameau est très doux. Et un chameau bien traité - tout animal bien traité - est gentil et non agressif.

    Ni une ni deux, nous sommes revenus le lendemain pour le spectacle.

    Il fut charmant. Les artistes peu nombreux effectuaient chacun plusieurs numéros. La palme à une jeune femme roumaine, acrobate, qui a fait du trapèze fixe et de l'équilibre. Elle a notamment revisité le numéro des rubans en se faisant hisser dans un filet de pêche, sur la musique de la petite sirène de Disney bien sûr. Elle faisait aussi un duo avec son partenaire en effectuant de très beaux portés. Ils l'ont joué humoristique, arrivant habillés en Blues brothers et des chiens intervenaient dans le numéro ! Plus tard dans la soirée, il ont d'ailleurs présenté un excéllent numéro de chiens qui a remporté un franc succès auprès du public. La diversité des races (pour la plus part, un joyeux mélange) et des tailles, les rendaient particulièrement sympatiques. Enfin, moi j'aime les chiens, et les petits corniauds.

    Parlons un peu du public... Hélas il n'était pas très fourni. A 21 heures, j'estime que nous devions être maximum 60 personnes et pas mal de places avaient été gagnées via la radio locale. Il y avait eu bcp plus de monde au spectacle de 18 heures. Ce qui me rassure un peu.

    Conscients de leurs moyens, les concepteurs du spectacle en jouait en respectant les codes du cirque à l'ancienne. D'où des numéros d'équilibre avec des poignards, de magie, de jonglage et de lasso, très classique, exécutés parfaitement et tout à fait plaisants.

    Malgré toutes ses limites, le cirque a présenté un numéro de lions ! Le dompteur était un petit bonhomme d'au moins 75 ans, Mike Burns, qui s'est débattu avec la mauvaise volonté d'un lion splendide qui n'avait envie de rien faire, mais qu'il a chevauché, caressé dans tous les sens et dont il a tiré la crinière comme s'il s'agissait d'un gros chat. Nous avions bcp de peine pour lui chaque fois qu'il devait déplacer des tabourets et des agrès pour ses lions. Il a fait entrer un deuxième lion qui lui était vraiment coopératif et a fait un petit numéro d'équilibre (il a marché sur les montants d'un échelle) en regardant vraiment bien où il mettait les pieds... C'en était touchant. Et tout a fait impressionnant !

    Il y eu l'instant "exotique", une voix off, représentant Achille Zavatta, nous expliquait que le cirque avait peu d'aimaux, ce qui était un choix, et qu'il était fier de nous présenter quelques espèces venues d'ailleurs afin de nous faire rêver. Et le chameau que nous avions vu dehors est venu faire un tour de piste et s'est agenouillé. Ensuite sont arrivés les lamas. Le tout a duré 5 minutes mais ce fut charmant.

    Sincèrement, j'ai passé un excellent moment. J'étais consternée par comment un groupe d'enfants livrés à eux même se comportaient mal, hurlant, courant à travers les gradins, se battant. A l'entracte, nous sommes partis nous asseoir loin d'eux. J'ai eu l'impression qu'ils se comportaient comme s'ils étaient devant leur télé...

    Après le spectacle, ni une ni deux, tous les artistes mettaient la main à la pâte pour commencer à démonter. Quel travail pour une salle qui avait du contenir au maximum 35 spectacteurs payants. J'ai beaucoup d'admiration pour eux et j'espère qu'il y aura des jours avec plus de monde. C'était un spectacle sincère, sans faux semblants, simple. Techniquement irréprochable. Plus important pour moi, j'y ai retrouvé toute la joie de mon enfance. 

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  • La piscine

    Le luxe pour 3 euros, c'est ce que je me suis offert après ma matinale, tuante comme d'habitude. Sur le site de la mairie de Paris j'avais repéré une piscine qui ne me semblait pas trop loin de mon bureau. Elle est admirablement bien située, un peu après le parc Monceau, dans une petite traverse de la rue de Courcelles que l'on ne reconnait pas de prime abord car on peut légitimement penser qu'il s'agit de l'entrée des fournisseurs de l'Hôtel des Connaisseurs (5 étoiles).

    Une fois qu'on a compris que le garage c'est l'accès pour l'allée Louis de Funès, on arrive au milieu de la zone Beaujon en pleine construction, d'où surgiront des HLMs, des écoles maternelles, des crèches et un complexe sportif dont on aperçoit sur la droite la piscine.

    Moderne, d'une architecture agréable et légère tout en métal et en verre, c'est un rectangle posé dans un renfoncement du sol dont l'éclairage est donné par les deux côtés longs grâce à de larges baies vitrées qui étaient ouvertes en ce début d'après-midi. Un solarium sera bientôt disponible. Après l'étape des vestiaires, je me suis retrouvée dans un petit bassin de 25 mètres avec 7 couloirs, deux réservés pour les cours et j'ai commencé des longueurs.

    Premier heurt avec un nageur qui nageant en dos crawlé se projette contre mes pieds. Je m'excuse et m'apprête à continuer quand une dame m'interpelle pour dire que le monsieur gêne, et qu'elle s'était déjà fait engueuler. Equipée de lunettes et d'un casque audio amphibie, elle faisait des longueurs avec une petite planche en mousse. Sur ce le nageur réplique qu'il y a de la place pour tous mais manifestement pas pour certains, le ton monte ... Ça fait à peine 5 minutes que je nage et il y a déjà un problème ! Je tente de calmer les choses en disant qu'effectivement il y a de la place pour tous et lance des regards désespérés à la jeune nageuse au casque audio pour lui signifier de ne pas surenchérir. Elle s'en va, hautaine, d'une brasse hésitante qui se veut sportive. Le nageur après avoir lancé un dernier anathème finalement change de couloir.

    Je nage, admirative d'un petit garçon joufflu d'à peine 9 ans qui enchaîne les longueurs infatigable sans une seule pause et avec un rythme régulier. Je décide de changer la brasse et de faire un peu de dos crawlé, ça se passe à peu près bien même si une dame avec palmes nage encore plus lentement que moi. Je repasse à la brasse et après 4 longueurs retente du dos, cette fois-ci avec les jambes seules. C'est dur, lent, et excellent pour les cuisses. Et c'est là que la casquée me rentre presque dedans. Je m'excuse poliment de nager doucement, et elle me lance excédée, il y a des couloirs pour les nageurs lents. J'attends que la distance se creuse et repart dans un autre couloir. Au bout de 20 minutes, je constate qu'elle a - telle un brochet dans une mare, viré presque tout le monde : la vieille dame qui faisait des exercices au bout de chaque longueur, le monsieur velu qui nageait comme un phoque, le nageur athlétique et moi. Il n'y a que l'enfant concentré qui ne bouge pas et la lente avec palmes qui est l'amie avec laquelle elle est venue à la piscine (sehr tüpisch). Je comprends qu'il s'agit de l'archétype de la connasse de piscine. Celle qui t'empêche de nager à ton rythme, décide de nager à contre-sens alors que tout le monde tourne pour rebrousser chemin, et engueule tout le monde d'un ton plein de morgue tout ça pour avoir son couloir à elle !

    Victime d'une crampe, je sors et constate que ce couloir était justement pour les nageurs lents, les deux suivants étant pour ceux "rapides"... Je passe dans le petit bain qui est doté de jets d'eau, d'un espace bain bouillonnant et est aussi bcp plus chaud que la piscine (qui est à 28°). Génial, le spa et la thalasso pour 3 euros seulement! Il n'y a que deux enfants avec leurs mamans, deux petits filles, deux jeunes filles, la vieille dame de tout à l'heure et moi. Autant dire que personne ne se gêne.

    Je me fais masser pas les jets d'eau, me prélasse dans le "jacuzzi", fais quelques mouvement d'aquagym et replonge pour 4 petites longueurs dans la piscine remarquant que la connasse - ouf - est sous la douche.

    Une fois dehors, je me retrouve sur le Fbg St Honoré à ne croiser que des femmes parfaitement coiffées et en sac Vuitton. Ayant oublié mon peigne, ma tignasse mi mouillée mi séchée ne ressemble à rien. C'est assez libérateur. 

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  • Le feu de la St Jean à Viterbe, dans le Tarn

    Le village a fêté avec une semaine de retard la St Jean.

    Un grand feu a été préparé minutieusement, avec de vieilles planches. Une pyramide haute de 4 mètres, parfaitement équilibrée, bourrée de paille et de branches, qui s'est enflammée en 5 minutes.

    Tout autour, guidée par un ensemble de musique occitane, la farandole des enfants s'est organisée.

    C'était magique.

    Derrière, l'église avec son horologe sur son clocher, marquait onze heures du soir.

    Des guirlandes d'ampoules colorées couraient entre les tilleuls de la place. C'était jour de fête, avec bancs et petit stand proposant bière et jus de fruits.

    L'orchestre jouait des bourrées et des danses. Et comme maintenant il y a des cours où on re-apprend les bourrées et autres branles, ça dansait, evidemment surtout les dames. C'est comme ça que je me suis laissée entraîner dans une sorte de danse à figures où on change de partenaire à chaque tour et on tourne en larges cercles en changeant à chaque fois de sens. Les fifres, le violon, le tambour marquent joyeusement le rythme et en moins de deux on est en nage. J'ai même dansé avec Mme le maire, mais je ne savais pas que cette joviale cinquantenaire était effectivement la maire du village.

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